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La deuxième édition des assises nationales de la recherche stratégique qui s’est tenue le 8 juin 2011 à l’Ecole militaire a été un succès. Plus de 500 participants sont venus assister à cette journée de débats et d’échanges, animée par de nombreux experts et chercheurs français mais aussi internationaux. Le programme détaillé des assises, le cahier introductif rappelant les attendus de cet évènement ainsi que le dossier de presse, les différents communiqués, des vidéos et les textes des interventions sont toujours disponibles sur notre site. Nous y avons également ajouté quelques temps forts de cette journée, notamment le discours d’introduction du président Alain Bauer, la présentation des travaux du conseil scientifique par M. Philippe Baumard, professeur à l’université Paul Cézanne et à l’Ecole polytechnique ainsi que le discours de clôture de Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.
L'aube inquiétante du siècle : Failite des modèles, faiblesses des alertes
Le XXIe siècle semble devenu celui des crises globales. La nature nous rappelle ainsi la réalité de notre interdépendance humaine. Trois « crises » majeures hantent cette première décennie du siècle : une crise des systèmes de gouvernement ; une crise de l’écosystème climatique et naturel ; une crise de gouvernance et d’anticipation.
De la conduite de la guerre à la construction de la résilience
L’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) est héritier d’une longue tradition qui s’enracine dans un décret du 14 aout 1936 instituant le Collège des hautes études de défense nationale (CHEDN). Dans ce collège, une élite d’officiers des trois armées ainsi qu’un certain nombre de fonctionnaires civils des ministères concernés étudient les problèmes de stratégie militaire et ceux ayant une répercussion sur la conduite de la guerre. L’ombre des combats entourant sa naissance, le collège est d’abord d’inspiration militaire. Le CHEDN relève du ministre de la Défense.
Flux et criminalité : La lutte paradoxale
Quelles que soient les tentatives de définition de la mondialisation, qu’il s’agisse d’un phénomène incontrôlable d’extension géographique des objectifs d’acteurs non étatiques ou au contraire de stratégies gouvernementales volontaires, il reste qu’elle se traduit et se caractérise par la massification des flux au point de n’en être plus que le symptôme dominant et l’unique élément de sa mesure. Pourtant, la mondialisation ne peut pas se résumer au constat de l’internationalisation des échanges de toute nature mais doit être également analysée en vertu des dysfonctionnements qu’elle est susceptible de générer, notamment en termes de sécurité. A cet égard, comment ne pas reconnaître que les opportunités offertes par la fluidité des communications et des déplacements conjuguée à la déréglementation des économies et à la mutation des Etats qu’elle induit constituent autant de facteurs favorables au développement d’activités criminelles.
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